une experience Shity-House-Electro-Crin-Crin
Je déteste au plus haut point l’electro-house et encore plus les saloperies commerciales mainstream dans ce domaine. il y’a pire c’est quand ça se punkise. J’ai donc vécu ça en live à Solidays.Voilà ce que j’appelle electro-hétéro crin-crin : musique électro pour pauvres crétins, syndrome du 15 secondes…
Je vais m’expliquer sur tout ça. Il y a donc eu un “concert” des Bloody Beetroots. Voici un exemple de leur oeuvre. Le clip est beau, mais voilà quoi.
Ils sont contents, les musiciens, et le disent sur twitter. Ils ont raison, en effet il y’avait du monde.
RT @BloodyBeetroots: 45.000 #solidays Vive La France . B
Mais on est là dans la syndrome du festival Electronic-Dance-Music (EDM) US/UK : le chiffre ne fait pas forcément la qualité, on y trouve là bas des horreurs mainstream qui font du 100 000 people (et 30000 smartphones) avec Guetta qui mixe en levant les bras, et le public qui n’a pas entendu la transition entre les morceaux et donc l’étrange moment…
Syndrome ELECTRO-HOUSE de merde !
Le pire en subissant ce concert c’est que j’ai retenu que rien de plus de 15 secondes ne doit apparaitre dans le morceau. Quand je dis rien c’est un extrait du morceau, qui doit donc apparaitre agité, chaotique. J’ai prononcé le mot “cataclysme” hier soir. Il parait que ce délai, ces secondes ça devient important dans le commerce. Certains parlent même de 7 secondes. Par ce que c’est parait-il le temps d’attention musicale maximal pour cette fameuse génération Y.
Faites l’essai sur le clip, vous verrez que des moments musicaux de 5, 10 ou 15 secondes sont audibles. Ou est la mélodie ? Où est le groove ? Ou est le Beat ? tout ça est absent ou planqué dans un ensemble punk. Mais du punk aseptisé , pas de vomi, pas de drogue ou d’alcool.
Destruction du groove et place au speed-dating même dans les morceaux. Horreur musicale pour hétéro-electro ivres adeptes du speed-dating dans la vie, le travail et le sexe.Voilà donc le résultat, et ça les fait kiffer en plus nos jeunes. Je ne sais pas s’ils étaient drogués, mais ça sautait dans tous les sens. Mais, par contre je n’ai pas entendu de cri de joie, de moment collectif de joie.. Et oui, zéro cri de joie en une demi-heure. Alors que même Guetta arrive à faire crier les gens! Lui aussi fait dans le crin-crin pénible : Des sons saturés: faut que ça pète dans vos oreilles et c’est la base de cette saloperie d’électro-house.
Wikipédia nous explique que ça content des sonorités plus accessibles et syncopées que la House. Et la version US est plus explicite: A feature often found in electro house is a “dirty” bass sound created from a saw wave with compression, distortion, and/or flanging
Je n’invente pas : syncope, dirty, distorsion, compression ! Voilà donc l’explication: c’est de l’abus de filtres, de mélanges de fréquences etc.. Et les mélodies ? Par ce que même la trance allemande en contient. Et bien là non, ce sont des succession de saccades musicales, des giclées de saloperies. Avec quelques passages vocaux vocodés refiltrés pour que la foule porcine à peine pubère couine les paroles !
Je te le dis, cher lecteur. J’ai donc testé ça en live samedi soir : Horrible pour tout cervelle éduquée en mode beat 4/4 a avec des trucs plus “longs” et plus dansants. Vous les jeunes (sic) avez perdu le sens du Groove j’ai l’impression. Et ça c’est vraiment terrible : redécouvrez un peu le groove, les trucs qui font bouger le cul avant les pieds, oui , c’est important… voir même essentiel dans la dance music.
Le pire c’est qu’en partant hier soir, j’ai entendu un son plus latin (et donc moins teuton) plus deep, oui plus profond, plus funky, plus house avec des sons west coast US , zut alors… de la musique sophistiquée, tout le contraire du punk en descente d’héroine, mais il était trop tard.
Merci à Seb Musset, Gildan pour cette expérience enrichissante :p


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